Malbouffe : tout le monde est concerné

Lucile Woodward 22 juillet 2020 , 12 h 15 min

Hier, c’était la journée mondiale de la malbouffe. Quels sont ces produits toxiques que nous mettons inconsciemment dans notre assiette et qui nous rendent malades ? Sommes-nous toutes et tous concernés ?

Au-delà des fast food

Hier, à l’occasion de la journée internationale de la malbouffe, j’ai lu une info disant que Bordeaux détenait la palme du nombre de restaurants fast food par nombre d’habitants. C’est assez drôle car ma soeur habite dans la région et est toujours en train de vanter les super restos abordables du coin ! 

Mais finalement, la malbouffe ce n’est pas que Mcdo, KFC ou Burger King. La malbouffe nous touche tous. Elle est partout, rampante, toujours prête à nous offrir une solution de facilité et des expériences en bouche toujours plus incroyables. 

En fait derrière ce terme « malbouffe », se cache toute la nourriture industrielle. Et on en consomme tous : le sportif qui croit pouvoir augmenter ses performances en buvant une boisson protéinée. La personne en surpoids qui croit pouvoir mincir en mangeant des barres minceurs qui au final sont composées à 50% de sucre et d’édulcorant. Le végétarien pressé qui veut se faire des boulettes de légumes sous vide bourrées d’additifs et de sucres. L’ado affamé qui se décongèle une pizza à 2,90€. La grand-mère adorable qui fait plaisir à ses petits enfants avec un paquet de 10 brioches de petit-déjeuner…

Malbouffe = fake food, cracking

Car notre plus grand soucis dans les pays industrialisés, c’est en effet toute cette nourriture industrielle. Cette fake food, fausse nourriture créée de toute pièces à partir de process industriels : on divise le grain de blé en amidon, en protéine, en gluten… Et on réutilise ces mêmes molécules chimiques à droite et à gauche pour fabriquer des produits à moindre coût. C’est ce qu’on appelle le cracking (le fait de séparer les aliments).

Sauf que les sauces, les pains, boulettes, pizza, glaces qui en découlent sont en réalité des aliments totalement dénaturés ! Ils n’ont plus de fibres, plus de goût, plus de minéraux… Il faut donc tout rajouter industriellement : du sel, des arômes, des stabilisateurs… Un cocktail que l’organisme ne sait pas bien digérer, qui encrasse l’organisme et pire le rend malade.  

Cette malbouffe ne rassasie pas, elle vous fatigue, vous donne tout le temps faim, provoque des addictions au goût sucré, développe de mauvaises bactéries dans votre flore intestinale.

Malbouffe, frites , junkfood

Fausses allégations santé, made in france, végan 

Le pire, c’est que cette malbouffe devient encore plus insidieuse en se faisant passer pour “saine” ! Les nouveaux steaks végétariens d’une célèbre marque de jambon qui aime les choses simples : malbouffe ! Les smoothies green pomme, épinard, orange : malbouffe ! Les gâteaux bio au blé complet bourré d’additifs : malbouffe !  Les industriels usent et abusent de fausses allégations santé pour vendre leurs produits.

Ne soyez pas dupes, le bio, le veggie ou le made in france ne sont pas forcément synonymes de sains. Vous pouvez avoir l’impression de manger sain, “à la mode”, et vous retrouvez avec un aliment contenant de de la poudre de blanc d’oeuf, ou des protéines de pois réhydratées, ou du sucres ultra transformée en énorme quantités, ou des additifs toxiques… 

Sachez que s’il y a une étiquette avec une liste d’ingrédients et des informations nutritionnelles, vous êtes déjà dans l’industriel. Alors bien sûr, il y a différents degrés de nourriture industrielle et transformée, mon article n’est pas là pour vous faire paniquer. Mais simplement pour vous faire prendre conscience que c’est bien plus présent dans notre quotidien qu’on ne le pense. 

Bien sûr, tout est une question de mesure. C’est OK de temps en temps de manger des frites surgelées ou de boire une canette de coca. Mais, 80% du temps, ce dont vous avez besoin ce sont des fruits, des légumes, du riz, des pâtes, des lentilles, des amandes…  

Malbouffe, cuisiner soi-même, bons produits

Reprendre le contrôle en cuisinant

Car oui heureusement on peut éviter cette malbouffe ! Comment ? En cuisinant ces produits bruts soi-même, en les préparant et en les assaisonnant à la maison. En fait, cuisiner, c’est bien plus qu’une activité domestique du quotidien, c’est un vrai pouvoir pour reprendre le pouvoir sur son assiette et sa santé.  

Et arrêtez de me bassiner avec “j’ai pas le temps” ou “c’est trop cher” ! 2 steaks végétariens de 75 g chacun : 2,50€. Zéro rassasiement et quand même 10 min à réchauffer au four.

Alors qu’une assiette avec du riz, des légumes et des haricots rouges vous coûteront le même prix par personne ! Vous ne me croyez pas ? Voici ce qu’on peut faire en 10 min :

  • cuire 200 g de riz
  • couper 1 tomate et 1/2 concombre
  • ciseler un peu de persil 
  • vider et rincer ½ boîte de haricots rouges
  • cuire 2 oeufs au plat

Résultat : une énorme salade rassasiante pour 2 personnes qui aura coûté -5€. Avec zéro ingrédient douteux ou néfastes pour votre santé. 

Si vous avez besoin d’aide, vous pouvez télécharger mon RÉÉQUILIBRAGE ALIMENTAIRE, le best seller de mon site qui a ouvert les yeux à des dizaines de milliers de gens. Il vous aiguille vers les bonnes pratiques, les bons choix, mais aussi l’organisation au quotidien pour vous faciliter la vie. Une nouvelle édition 2020 sortira fin août, restez à l’affût !

Disponibilité de la vraie bouffe

Finalement, le vrai problème, c’est la disponibilité de la vraie bouffe. Le fait ne pas avoir toujours des options saines disponibles. Par exemple, en vacances au bord d’un lac en famille, la seule solution pour un goûter sympa c’est soit une glace magnum ou un beignet aux fraises. 

Ou bien quand on n’a pas encore déjeuné, qu’il est déjà 15h et que la seule solution c’est le Mc Do car tous les restaurants sont fermés. Ou encore quand on a une faim de loup à 22h à la gare, et qu’on a juste le distributeur avec les chips et les snickers de dispo… 

C’est ça le vrai soucis ! Où sont les pommes, les bananes, les amandes ? Où sont les vrais plats du jour qui ne sont pas sortis d’un sachet sous vide ? Il faut lutter pour démocratiser ces options saines et équilibrées !

malbouffe , vraie nourriture , marché

Lutter contre la malbouffe, une question de valeurs

Au final, lutter contre la malbouffe aujourd’hui c’est plutôt devenu une question de valeurs. Qu’est-ce qui est important pour moi, pour mon corps, pour le monde dans lequel je souhaite vivre et laisser aux générations futures ? Comment je souhaite rémunérer les agriculteurs, quels choix je fais au supermarché pour inciter les industriels à produire davantage de produits sains ? Quel  messages j’envoie à chaque fois que j’achète quelque chose ? 

Un immense débat qui va au final bien plus loin que le fast food de centre ville, les frites surgelées et les céréales de petit-déjeuner…

Et vous, vous consommez de la malbouffe ? Peut-être sans vous en rendre compte ? Ça vous fait réfléchir à quoi cette journée de la malbouffe ? 

lucilewoodward

Je ne suis pas la coach des stars. Je me présente plutôt comme la coach sportif des vrais gens dans la vraie vie. Moi aussi j’ai un boulot, un enfant, un mari, des amis... Et je sais très bien à quel point il est difficile de rester motivé, de garder la forme, de garder la ligne dans nos vies d’aujourd’hui.

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Commentaires
  • Noemie59 22 juillet 2020 à 15:41 Répondre

    Je cuisine énormément moi-même : pain au levain maison, yaourts, houmous,… Mais j’avoue, quelques récalcitrants :
    – tablettes de chocolat (noir 85% mais du sucre quand même)
    – du houmous tout prêt pour les soirs speeds
    – un pot de glace B&J’s de temps en temps
    – des coulis de tomates de base pour cuisiner (mais que je prends sans sucre)
    – un pot de mayo et de ketchup en fond de roulement mais pas consommé souvent.
    Pour les biscuits, gâteaux, je n’en achète plus ! Je préfère faire une grosse fournée de cookies qui va nous tenir 5 jours.
    Après, tout cela demande certes parfois très peu de temps comme tu le dis, mais il ne faut pas nier que c’est aussi une nouvelle organisation à trouver.
    Il faut essayer de faire au mieux sans culpabiliser quand on fait un « écart » et essayer de trouver la moins mauvaise alternative industrielle (comme ton comparatif « diplodocus ou petit écolier »).

  • Elodie 22 juillet 2020 à 17:18 Répondre

    Je suis contre tous ces industriels ! Mes légumes je vais les chercher chez ma maraîchère qui les a ramassé le matin même ou la veille. Mon poulet je vais l’acheter chez mon volailler le samedi matin au marché qui connaît ses poules et avec j’adore discuter de ses poules ! Mes fruits je les prends soit au marché ou magasin bio mais je prends du local !!!! Je fais tout maison et je travaille à temps plein avec enfants! C’est possible, ce n’est pas une contrainte. C’est une philosophie de vie et une éducation. Mes parents travaillaient tous les deux nous ont élevés et j’ai toujours mangé du fait maison ! C’est une fausse excuse de ne pas avoir le temps ! Ma philosophie est que si je veux bien manger je cuisine ! 😉

  • Héloïse 23 juillet 2020 à 07:26 Répondre

    Merci pour cet article. C’est tellement vrai. Je partage ton avis, du constat aux alternatives, des difficultés à l’engagement que ça représente…. et je note la réédition en août du programme, je pense me faire ce joli cadeau. En core merci à toi et à toute la team pour tout ce que tu partages au quotidien.

    • Lucile Woodward 27 juillet 2020 à 11:51 Répondre

      Merci pour ce gentil message 🙂 très belle journée, l’équipe LW

  • Gigi 23 juillet 2020 à 09:03 Répondre

    Superbe article, une véritable grosse blague jamais décriée ces produits « new âge veggie » plein de tout et surtout de rien. Beau papier la team WW !

    Petit bémol mignon pour la photo avec l’avocat : mon combat de chaque été, c’est de m’en passer. Bien que je surkiffe ça tant sur le plan gustatif que nutritionnel, je n’en trouve jamais de  » français « , ou simplement d’origine UE (ce me dérangerait également, mais un chouilla moins).

    Oui, soyons responsables dans nos choix, la notion nutrition étant aujourd’hui accessible à tous, le climat et notre économie étant intimement liés au locavorisme … Stop aux autruches 🙂

  • Flore 24 juillet 2020 à 13:08 Répondre

    Coucou Lucille,

    Ma mère m’a élevée dans le même état d’esprit…. je cuisine quasiment tout moi même, j’achète local quand je n’ai pas dans mon jardin et en plus j’évite les produits avec un impact carbone et humain désastreux (avocat, chocolat, café, etc…)
    Et malgré cela, et en m’étant mise à la course à pied grâce à ton programme (merci les cardio guidé au passage!) :
    Impossible de perdre du poids ! (Chez moi tout est concentré sur les fesses, les cuisses et la banane fessière en plus)…
    Je ne comprends plus et perds espoir 🙁

    • Lucile Woodward 27 juillet 2020 à 11:58 Répondre

      Coucou, il faut tout d’abord penser à ressentir les bienfaits de ce mode de vie sain sur votre organisme et votre santé psychologique. Pour les résultats physiques il faut s’armer de patience et arrêter de se focaliser sur le « poids ». continuez vos efforts, variez les exercices de sport pour ne pas toujours faire les mêmes, faites du cardio et alterner avec des séances plus douces 🙂 et surtout : hydratez-vous ! très belle journée, gardez cette belle énergie, l’équipe LW

  • Isabelle 24 juillet 2020 à 18:05 Répondre

    Je suis à 100% avec toi Lucile!! Il faut arrêter de se cacher derrière « je n’ai pas le temps » ou « c’est trop cher »! ce sont des idées reçues. J’ai 3 enfants et un travail à plein temps. Je cuisine ce que je peux à l’avance ou le soir ça me prend 20 mn et ça me permet de décompresser. Côté budget aucune différence (limite moins cher de cuisiner du brut). Calculez le temps que vous passez sur vos smart phone?? Là on trouve du temps bizarrement… J’ai rééquilibré mon alimentation depuis 4 mois et je fais régulièrement du sport : j’ai perdu 5kg sans peine et en prenant beaucoup de plaisir à cuisiner (pour moi et pour les autres)…Pareil, il ne faut pas hésiter à mettre un certain budget dans son équipement de cuisine (un bon couteau de chef qui coupe, un fait-tout en fonte ou encore un wok en inox, ça fait toute la différence) 🙂

  • Laëtitia 24 juillet 2020 à 20:34 Répondre

    Si il y a une journée de la malbouffe, c’est que l’on sait qu’elle existe, alors pourquoi ne faisons nous rien pour la limiter….😤

  • Carole 29 juillet 2020 à 00:23 Répondre

    Coucou Lucile ! J’adore ce que tu fais continue comme ça ! Depuis le confinement, regarder tes vidéos ou lire tes articles m’ont été très utiles pour perdre du poids ( grâce au rééquilibrage alimentaire notamment ). Petit à petit, j’essaie de cuisiner moi même et c’est un vrai plaisir de manger ce que l’on a fait soi même ( il y a une certaine satisfaction 🙂 ).
    Mais j’ai une petite question: est ce que c’est GRAVE si l’on mange des fast food ou encore des produits transformés de temps en temps pour se faire plaisir ? Parce que j’avoue que ça me fait légèrement peur…

    • Lucile Woodward 30 juillet 2020 à 15:11 Répondre

      Bonjour, merci pour ce gentil message:) rien n’est « grave » dans la mesure de l’occasionnel. 80% sain, 20% trash ahah, il faut juste avoir conscience de ce que l’on mange;) très belle journée, l’équipe LW

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